Sly's profileChroniques anodines d'un...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Un bref aperçu des artistes dont j'apprécie la musique...
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Chroniques anodines d'un anonyme lambda...(ou les états d'âme d'un cinéaste aussi intéressants qu'une boîte de camembert oubliée au fond d'un réfrigérateur réglé à 4°C dans la touffeur d'un été tranquille du Sud de la France... cigales et senteurs d'oliviers en option. Offre soumise à conditions) Edition 2007
Edition 2008
May 27 PloyPloy - Où est ta femme ? Wit - Elle est sortie faire un tour. P - Vous vous êtes disputés ? A cause de moi ? W - Mais non. C'est parce qu'on avait rien d'autre à faire. Parfois on se dispute pour être sûr d'être encore proches l'un de l'autre. Plus la dispute est absurde, plus on a l'impression d'être proches. P - Vous devriez faire un câlin, c'est plus simple. Des caresses, des baisers, faire l'amour... W - Cela fait 8 ans qu'on est ensemble. P - L'amour a une date de péremption ? W - Oui. P - Comme sur les boîtes de conserve ? W - Pas tout à fait. Sur les boîtes de conserve, la date de péremption est inscrite. Là, ce n'est pas inscrit mais ça se périme quand même. "Ploy" (2007) de Pen-ek Ratanaruang March 25 L'âme du mal
"L'idée d'équité suprême avait toujours séduit Camelia. Qu'il était possible de naître avec une pléthore de qualités mais que tôt ou tard la nature rééquilibrerait la donne en plaçant sur la route de l'individu un obstacle puissant. Comme ne pas pouvoir avoir d'enfant, ou vivre célibataire la majeure partie de son existence, ou une maladie grave assez jeune... On ne pouvait avoir que des avantages et ne pas le payer, ça aurait été inadmissible pour les autres. La nature engageait bien trop de minutie, de perfection et de calcul pour ne pas s'en être préoccupée. Elle n'engendrerait pas des êtres si parfaits qu'ils seraient lapidés par leurs homologues moins gâtés si l'on n'avait ce sentiment tacite que tout s'équilibre un jour ou l'autre."
"L'âme du mal" (2002) de Maxime Chattam
February 17 L'aveuglement
"Vous êtes écrivain, vous avez l'obligation, comme vous l'avez dit vous-même il y a peu, de connaître les mots, par conséquent vous savez que les adjectifs ne servent à rien, si une personne tue une autre personne, par exemple, il vaut mieux le dire simplement et tabler sur le fait que l'horreur de l'acte, à elle toute seule, sera si choquante qu'elle nous dispensera de dire que ce fut horrible. - Vous voulez dire que nous disposons de trop de mots ? - Je veux dire que nous ne disposons pas d'assez de sentiments. - Ou alors nous disposons d'eux, mais nous avons cessé d'utiliser les mots qui les expriment... - ... et par conséquent nous les perdons." "L'aveuglement" (Ensaio sobre a Cegueira) (1995) de José Saramago January 10 God's Lonely ManJanuary 06 The Loneliness of the Long Distance Runner"Putain, mec, comme t'as vieilli ! Qu'est-ce que tu t'es pris dans la gueule !"
Voici ce que s'est exclamé Max en me scrutant attentivement. On s'était croisé de manière fortuite dans les rues de Saint Etienne, un jour gris et froid de Novembre, comme ça, alors que ni lui, ni moi n'habitons cette ville. Plus maintenant en tout cas.
Un concours de circonstances aussi heureux que surprenant... quand on sait que ça devait bien faire plus d'un an qu'on ne s'était vu. Lui à Paris. Moi à Lyon... Certes, je me suis fait à l'idée que le temps passe, que c'est irrémédiable, inexorable même... mais qu'on me le rappelle aussi... frontalement... je dois dire que c'est assez déroutant.
Qui sait ? J'aurais peut-être préféré un "Tu as changé !" (remarque suffisamment vague pour être interprétée comme bon nous semble), "Tu as maigri !", "Tes cheveux ont poussé !", "Tu es bien bronzé, dis donc !"... Là, au moins, j'aurais su quoi répondre ! Mais que voulez-vous rétorquer à un "Putain, mec, comme t'as
vieilli !" ? Rien. Rien parce que, face à la vérité nue, un silence méditatif (devrais-je dire dubitatif ?) est la seule réponse qui s'impose. Comment réagir ? Comment le prendre surtout !?
Quand tu es gosse, tu sais pertinemment d'avance que tu vas avoir droit - au moment des réunions de famille avec tante Flagada ou oncle Picsou - à pléthore d'attentions toutes particulières qui s'expriment plus ou moins sous la forme de "Comme tu as grandi !" [doublé d'un sentiment instantané et réconfortant de fierté dissimulé derrière un sourire timide et un regard fuyant... le monde des adultes a l'air tellement attrayant vu d'en bas] ou encore - et là, ça devient plus ou moins horripilant, proportionnellement à l'harmonie - ou non - des rapports qu'on entretient avec ses parents - "Tu ressembles de plus en plus à [rayer la mention inutile] : ta mère ; ton père ; le laitier ; oncle Picsou (ah la la, sacré oncle Picsou, va !) ; le chat du voisin (sic)..."
Maintenant, je sais qu'à 25 ans, je ne grandis plus - si ce n'est à l'intérieur.
Je vieillis.
En effet, j'avais remarqué depuis quelque temps qu'on m'appelait moins souvent "jeune homme" quand j'allais chercher mon pain à la boulangerie. C'était désormais "Monsieur". Une idiote et candide présomption m'avait poussé à penser que c'était seulement à cause de ce petit bouc que je m'étais laissé pousser... Avec le temps, j'ai compris que c'était beaucoup moins subtil que ça : le Capricorne que je suis est devenu un vieux bouc !
Mon premier quart de siècle.
On aura beau pérorer pendant des heures sur le sujet, l'existence suit son cours imperturbable, rien ne change réellement. Mes questionnements restent les mêmes et je n'ai pas l'impression de me sentir plus adulte que ça. Toutefois, je me suis senti obligé de dresser un bilan de ma courte vie. Il en résulte une vitrine d'éléments disparates avec des pics, des creux, des bosses, des bleus (mais pas de cocards !), des écorchures et quelques constantes malgré tout : des rêves à foison, de la créativité ambitieuse, des oeuvres de l'esprit ratées, d'autres moins ratées, des pages et des pages de textes noircies au crayon HB qui laissent des traces grises sur les doigts [c'était avant que je ne passe à l'informatique
La constante dans tout ça, malgré une vie sociale que je qualifierais de bien remplie et d'épanouie, est un paradoxal sentiment de solitude. Une impression qui marche fidèlement à mes côtés depuis des années. Tant et si bien qu'elle est devenue habituelle, amie. Elle est ancrée, accolée à mes jours. Il ne s'agit pas de cette solitude un peu cliché qui résulte de l'impression d'être mal entouré. Bien au contraire. Je n'ai absolument rien à déplorer de ce côté-ci. Je suis entouré de personnes formidables qui comptent à mes yeux plus que tout au monde. Il ne s'agit pas non plus de la nécessaire "solitude de l'écrivain" (ma principale activité... quoique je trouve - à mon stade - l'appellation d'écrivain quelque peu vaniteuse) avec laquelle je suis familiarisé depuis longtemps.
Il s'agit d'une solitude singulière et lancinante qui n'est probablement pas étrangère à celle du coeur. Mais lorsque toutes les histoires d'A. - toutes sans exception - ne se résument qu'à une succession de chapitres inachevés, de quatrième de couverture séduisants renfermant des pages qui ne tiennent pas leurs promesses, de péripéties exaltantes qui n'ont d'égal que les abîmes qui s'ensuivent... A quoi bon ? J'aimerais affirmer avec une intime conviction que j'ai fini par me faire une raison mais ce serait mentir... et je ne sais pas faire semblant. Je nourris cette peine depuis si longtemps que je ne sais plus si je suis célibataire par choix ou par peur de me brûler les ailes, à nouveau.
Meanwhile, I seek solace in solitary long distance running. I've been running for 25 years now. I don't know what is to come along the road ahead and if I'll be alone or not. But I'm not afraid. All I know is that I'm ready for the next 25 year race... and I'm gonna make it the greatest of them all !
December 07 La phrase du mois de DécembreSeptember 27 A l'est d'Eden - Inspiration d'un soir chagrin..."L'Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. [...] comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. [...] Puis, Caïn s'éloigna de la face de l'Eternel, et habita dans la terre de Nod, à l'est d'Eden."
GENESE, 4 - 4 à 16
Comment font ces autres à qui tout réussi ?
Qui sont-ils pour vous voler ces quelques lignes que vous vous apprêtiez à écrire sur les pages froissées de votre vie, brûler vos fébriles espoirs tels de misérables fétus de paille ?
D'où viennent-ils pour prendre votre place et s'y sentir plus à l'aise encore que vous-même ?
Qu'ont-ils vu ? Qu'ont-ils vécu pour jouer la comédie humaine avec brio là où vos efforts acharnés ne suscitent qu'une condescendante indifférence ?
Comment aiment-ils enfin pour subsister au coeur de cet(te) autre qui reste sourd(e) aux échos pathétiques de votre amour éperdu ?
Aux innombrables personnes qui se reconnaîtront dans ces lignes...
A commencer par celles qui me les ont inspirées.
You know who you are.
Fred xxx
"I don't want any kind of love anymore. It doesn't pay off. No future in it."
Cal (James Dean) dans A l'est d'Eden (East of Eden) (1954)
d'Elia Kazan.
Edition 2002
Edition 2003
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Edition 2005
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Une liste de sites Web intéressants, sympathiques, surprenants...
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